dimanche 19 février 2012
dimanche 12 février 2012
Me ABDOULAYE WADE A KEDOUGOU,DES MILLIONS PERDUS PAR LES COMMERCANTS
Le leader des Fal 2012 a été accueilli ce dimanche 12 février 2012 à Kédougou.
Après les affrontements survenus entre les libéraux,les commerçants ont vidé le marché central de Kédougou pour se mettre à l'écart .Me Abdoulaye Wade a réconcilié sa base de Kédougou et déroulé un chapelet de promesses aux militants.
A Kédougou, la coalition des fal 2012 est dominée par deux principales tendances, la tendance de Mamadou hadji Cissé, président de la chambre de commerce de Kédougou et la tendance de Moustapha Guirassy, maire de Kédougou, par ailleurs ministre de la communication.
Les militants supposés être du même parti étaient à couteaux tirés ce matin.
Quelques uns d’ entre eux se sont affrontés.
Ils ont brulé des pneus ça et se sont jeté des pierres là. Plusieurs blessés ont été notés dans les deux camps.Les protagonistes ont obligés les commerçants à fermer leurs boutiques pour venir accueillir le candidat des Fal 2012.
Les forces de l’ordre venues en renfort ont contrôlé et maitrisé la situation sans utiliser de grenades lacrymogènes. C’est aux environ de 17 h que Me Abdoulaye Wade, le candidat des Fal 2012 est arrivé à Kédougou.
Une fois à la gouvernance de Kédougou, il s’est longuement entretenu avec les responsables des deux tendances à savoir Mamadou Hadji Cissé et Moustapha Guirassy non sans oublier les présidents de conseils ruraux, les maires et les responsables de l’UJTL. A la suite de cette audience, Me Wade a rétabli Moustapha Guirassy dans ses fonctions de coordonnateur des élections dans la commune et le département de Kédougou.
« Ici ce qui doit nous mobiliser c’est l’élection du président de la république, pour l’élection présidentielle, le coordonnateur c’est Moustapha Guirassy, il faut arrêter d’opposer Guirassy à Cissé … » a précisé Me Abdoulaye Wade .
En meeting à la place Léopold Sédar Senghor, Me Abdoulaye Wade, le candidat des Fal 2012 a demandé aux militants de s’unir autour du candidat des Fal 2012.Par ailleurs, il s’est refusé de faire le bilan de ses réalisations dans la région de Kédougou mais a tout simplement déroulé un chapelet de promesses aux militants.
Ces promesses se résument en trois principaux axes et seront réalisées après sa réélection au soir du 26 février 2012.
Les mines : Wade promet d’exploiter le fer de Kédougou
« Nous allons construire un centre de métallurgie à Kédougou, ainsi les jeunes pourront trouver de l’emploi, les jeunes seront formés à tous les métiers du fer et dérivés. Le Sénégal est le seul pays qui a d’importants gisements de fer le long de l’axe Dakar-Djibouti, nous allons exploiter ce minerai de fer, une partie va servir à la construction du chemin de fer Dakar-Djibouti ,j’ai demandé à ce qu’on rompt le contrat avec Arcelor mittal, car nous nous avions trouvé une autre compagnie qui fait beaucoup plus que Arcelor mittal ,Kédougou sera un grand pole de développement industrielle ,je vais créer un grand centre de métallurgie à Kédougou, une grande université spécialisée à Kédougou»
Wade promet de développer l’agriculture dans la région de Kédougou
« Nous n’avons pas oublié Kédougou, nous allons bâtir la capitale régionale de Kédougou qui mérite d’être une belle capitale, j’ai mal au cœur en survolant cette belle région pleine de terres riches ne soient pas mises en valeur, nous allons donc mettre en valeur ces terres pour la construction de fermes agricoles qui seront affectées aux jeunes et aux femmes. »
Il reviendra à la charge pour préciser : « je suis encore là pour préparer l’avenir des jeunes… ».
C’est sous de vifs applaudissements que les militants libéraux ont raccompagné le candidat des fal 2012 jusqu’à l’aérodrome de Kédougou.
Correspondance (Adama Diaby)
samedi 21 janvier 2012
KEDOUGOU : LES FEMMES DE DINDEFELLO A L’ECOLE DE LA DEMOCRATIE ET DE LA CITOYENNETE
L’Association d’Appui aux Initiatives Locales et à l’Environnement (AILE) de Dindéfello vient d’organiser en partenariat avec la fondation Konrad Adenauer une session de renforcement de capacités au profit des femmes de la communauté rurale de Dindéfello. Le contexte politique actuel du Sénégal constitue l’un des motifs qui justifient la tenue de cet atelier.
Les femmes de la communauté rurale de Dindéfélo restaient jusque là plongées dans une profonde ignorance de leurs droits civiques .Et beaucoup d’entre elles subissaient toutes sortes de pressions au moment des échéances électorales. Au lieu d’être un atout pour la prise en charge de leurs différentes préoccupations, la forte représentativité de femmes dans l’électorat a longtemps été synonyme de « bétail électoral ».
La fondation Konrad Adenauer très soucieuse de la défense des principes de démocratie et de citoyenneté ne pouvait pas rester muette face à cette situation. Ainsi a-t-elle soutenu l’Association d’Appui aux Initiatives Locales et à l’Environnement de Dindéfello (AILE) pour l’organisation de cet atelier.
« En cette période de précampagne, il est important de sensibiliser les femmes sur les pouvoirs qu’elles ont de à s’impliquer dans le processus électoral, les former pour ne pas commettre des erreurs qui leur seront fatales après » a précisé Mme Ute Bocandé, la chargée de programme de la fondation Konrad Adenauer.
Elles ont été une quarantaine de femmes évoluant dans différents groupements de promotion féminine de la communauté rurale de Dindéfélo à prendre part à cette session de formation.
Pendant deux jours, du 18 au 19 janvier 2012, sous la pensée éclairée des responsables de l’Association AILE les participantes à cet atelier ont été initiés aux principes de démocratie et de citoyenneté. Elles se sont rendu compte que la femme a aussi le droit au même titre que l’homme de contribuer de façon efficiente à la construction de la nation en participant au libre choix de ses dirigeants. Afin de combler un vide longtemps et toujours laissé par les leaders politiques, les facilitateurs de l’AILE ont mis un accent particulier sur la formation sur la pratique du vote. Pour ce faire ils se sont fixé un certain nombre d’objectifs. Il s’agit entre autres de former les femmes pour qu’elles ne puissent plus être influencés dans leurs choix, former les femmes pour qu’elles puissent s’acquitter convenablement de ce devoir civique.
Au delà de la présidentielle de février 2012 qui s’annonce tendue pour beaucoup d’observateurs, l’AILE n’a pas lésiné le temps et les idées pour sensibiliser davantage les femmes pour l’adoption de certains comportements.
« Nous avons mis l’accent sur la tolérance et la paix car sans ces éléments on ne pourra jamais offrir aux femmes l’opportunité d’exercer librement le vote qui est un droit civique reconnu pour tout citoyen se trouvant dans les conditions de l’exercer, surtout il ne faut pas sous-estimer compétences des femmes… » a souligné Carim Camara, un des facilitateurs de cette session de formation et par ailleurs membre fondateur de l’AILE.
Les différentes bénéficiaires ont pris l’engagement de restituer fidèlement contenu de la formation au reste de la population.
Tout laisse croire que les femmes de la communauté rurale sont ainsi suffisamment outillées pour vivre une période électorale apaisée.
Correspondance (Adama Diaby)
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