dimanche 17 juin 2012

Tournoi Bongo : La jeunesse de Kédougou rend hommage à l’inspecteur Aliou Sylla La finale a été jouée ce samedi 16 juin 2012 sous le signe « Mémorial Elhadj Aliou Sylla » avec le parrainage de Mamadou Hadji Cissé, président de la chambre de commerce de Kédougou.

C’est pour la huitième année consécutive qu’Omar Diallo dit Bongo, un jeune du quartier Dandé –Mayo de Kédougou organise un tournoi de football pour raffermir les relations d’amitié entre les jeunes. Cette année, ce tournoi a été organisé en guise de mémorial à l’inspecteur El Hadj Aliou sylla, inspecteur Départemental de l’Education de Kédougou rappelé à Dieu en Novembre dernier. La finale de ce tournoi a été placée sous le parrainage de Mamadou Hadji Cissé le président de la chambre de commerce de Kédougou, très proche de la jeunesse. Cette finale a opposé, l’ASC renaissance de la compagnie à une redoutable équipe du quartier mosquée. A l’entame de ce match, dès la 35ème mn, l’intenable Bakary Sy de l’équipe de la mosquée a ouvert le score. Il parviendra à tromper à nouveau la vigilance du gardien de buts de l’ASC renaissance en inscrivant son doublet à la 37ème mn de la première période. Ce score a ainsi été maintenu jusqu’à la mi-temps. Moment opportun pour arracher quelques témoignages aux amis, compagnons et anciens collaborateurs, et aux membres de la famille de l’inspecteur Aliou Sylla. Le terrain Diadié Ba de Kédougou était plein à craquer. L’émotion était à son comble quand la plupart de ces gens parlait de l’Homme. « Inspecteur Elhadj Aliou Sylla a été un homme aux qualités multidimensionnelles, un grand Homme, il s’est battu toute sa vie durant pour maintenir haut le flambeau du Système éducatif. C’était un homme social, un homme de dialogue qui a toujours œuvré dans le sens du raffermissement des relations entre les individus quelques soient leurs origines, religions, ou leur appartenance politique… » a laissé entendre Inspecteur Amadou Guèye. A la reprise malgré la domination de l’équipe de la mosquée, de part et d’autre, les gardiens de buts ont redoublé de vigilance. Au finish, le match s’est soldé par une victoire de l’équipe de la mosquée sur un score de 2 buts à zéro. L’équipe des vaincus s’est contentée d’une enveloppe, d’un jeu de maillot et d’un ballon .L ‘équipe victorieuse en plus d’une paire de maillot, d’une enveloppe, d’un ballon a reçu un trophée. « Prenez bien soin de ce trophée car il réveillera en vous les qualités de l’inspecteur Aliou Sylla, des qualités telles que le courage, l’amour du travail bien fait, l’amour pour la région de Kédougou, la persévérance, la culture de la paix... » a conseillé le doyen Bocar Diallo, directeur d’école à la retraite, ancien compagnon de l’inspecteur Sylla.Le parrain du tournoi « mémorial à l’inspecteur Aliou Sylla » n’a pas caché ses sentiments : « je suis content de ce choix porté sur ma modeste personne pour parrainer ce tournoi en guise de mémorial à l’inspecteur Elhadj Aliou Sylla qui a tout donné à la région de Kédougou, c’est avec sport qu’on peut instaurer l’entente entre les jeunes…Sans solidarité, on ne peut pas développer la région de Kédougou… » .L’école victorieuse a continué à jubiler sagement contente d’avoir remporté le trophée du mémorial mais regrettant dans son for intérieur le départ si brutal de l’inspecteur Elhadj Aliou Sylla qui repose désormais en paix au cimetière de Samécouta, son village qui l’a vu naitre et grandir. Correspondance (Adama Diaby)

vendredi 15 juin 2012

Kédougou : programme fonds mondial de lutte contre le Vih/Sida ; 4836 sensibilisées dont 54% de femmes Les différents acteurs de la réponse du VIH/sida se sont retrouvés ce vendredi 15 Juin 2012 pour évaluer à mi-parcours le programme fonds Mondial de l’association Kédougou Encadrement Orientation au développement Humain (KEOH).

Avec un taux de prévalence du VIH/SIDA de 1,7% sur la population générale et 1, 3% chez les orpailleurs, Kédougou fait partie des régions qui ont les taux de prévalence les plus élevés du pays. Une situation critique qui n’a pas laissé indifférents les membres de la societe civile. Très tôt, l’association Kédougou Encadrement Orientation au développement Humain (KEOH) a manifesté son engagement et sa détermination dans la lutte contre la propagation du VIH/Sida dans la région de Kédougou. C’est sur cette base que l’association KEOH a été sélectionnée à l’issue de l’Appel à manifestation d’intérêt lancé par l’Alliance Nationale Contre le Sida (ANCS) récipiendaire principal du Fonds Mondial pour le compte de la société civile. « L’objectif de ce programme est de contribuer à la réduction du VIH/SIDA au niveau des groupes passerelles » a révélé M Makhtar Niom, le chargé de programme Fonds Mondial pour le compte de KEOH. Ce programme intervient dans les trois départements de la région .Et 18 organisations communautaires de base (groupements de promotion féminine, associations de jeunes…) des départements de Sara ya, Salémata et Kédougou sont impliquées dans ce programme. Le lancement de ce programme a été effectué le 3 février2011, avec des indicateurs de 8000 personnes à atteindre. Après un an et quatre mois d’exécution KEOH a jugé nécessaire de s’arrêter pour évaluer son programme. « Nous avons une responsabilité collective dans la réponse contre le VIH/SIDA, je me réjouis de cette incitative de KEOH qui a choisi le bon moment pour faire l’évaluation à mi-parcours de son programme » a laissé entendre M Pierre Gaston Coly, le coordonnateur régional de l’Unité d’Appui à la Réponse. A ce jour 4836 personnes des groupes passerelles (travailleurs du secteur touristique, orpailleurs, et transporteurs) ont été touchées par les activités dont 54% de femmes, sur les 1296 activités planifiées, 1115 ont été réalisées. Ces résultats ont été enregistrés en grande partie grâce à la mise en œuvre de la stratégie des cohortes qui vise à limiter le nombre de participants aux différentes séances d’animation. « Au lieu d’avoir 20 à 25 participants dans les causeries et avoir des difficultés à mobiliser pour les prochaines séances d’animation. Nous avons prévu des cohortes de 7 à 12 participants puisque, l’objectif recherché c’est la qualité .Dans ces cohortes, les participants donnent leur accord de principe pour prendre part au minimum à deux activités » a précisé M Makhtar Niom, le chargé de programme Fonds Mondial. Pour atteindre les objectifs les participants ont émis la nécessité de mettre en place des synergies entre les différents acteurs pour mieux harmoniser les interventions. Une cartographie des interventions a permis de savoir qui fait quoi dans quelle localité. Correspondance (Adama Diaby)

dimanche 10 juin 2012

Kédougou : Riposte contre la famine, l’akad mobilise ses troupes L’Association Kédougou Action Développement(AKAD) vient de boucler une session de renforcement de capacités sur les techniques de communication au profit d’une quarantaine de relais pour dérouler son programme humanitaire.

Les récoltes de l’hivernage 2011 ont semé beaucoup de désespoir chez les paysans de la région de Kédougou. Avec les inondations, la plupart d’entre eux ont vu passer une bonne partie de leurs champs sous les eaux. Les quantités de vivres récoltés par les plus chanceux n’ont pas suffi à satisfaire les besoins alimentaires des familles. Tous les greniers se sont vidés très tôt, donc plus rien à mettre sous les dents. Cet épuisement rapide des stocks de vivres a poussé certains paysans à consommer leurs semences ou à brader une bonne partie de leur cheptel. Dans le monde rural, maintenant l’essentielle de l’alimentation des populations est faite à base de feuilles (manioc, niébé…) et de racines (pommes de terre sauvages). Face à cette triste vie pleine de désespoir, l’exode rural demeure la principale voie du salut. Suffisant pour que l’association Kédougou Action Développement(AKAD) vole au secours des populations touchées par cette famine en développant un important programme humanitaire soutenu par Oxfam América. « Après 4 mois d’enquête sur le terrain, nous avions compris qu’il faut développer de nouvelles stratégies pour lutter efficacement contre la famine, nous avions compris que donner un ou deux sacs de riz ne pouvait pas régler la situation… » a précisé M Abdou Karim Keita président de l’AKAD. Une famille, un cash par mois pendant six mois, une réponse à la famine Il s’agit d’une nouvelle stratégie pour permettre aux populations touchées par la famine de se soulager. Force est de reconnaitre qu’elles sont 1870 familles des communautés rurales de Bandafassi, Dakatély, Kévoye, Madina baffé et Bembou qui sont ciblées par ce programme humanitaire. « Nous allons donner des cash, des chèques à raison de 42 000 FCFA par mois pendant six mois et par famille ciblée. Chaque mois, les chefs de familles concernées viendront faire le retrait de ces cash à la caisse du crédit mutuel de Kédougou. » a soutenu Abdou Karim Kéita président de l’AKAD. Il faut signaler par ailleurs qu’en plus de ces cash de 42000 FCFA par mois pendant six mois, chaque famille recevra des intrants destinés exclusivement à l’agriculture .Afin de mieux contrôler l’utilisation de ces cash et des intrants, l’AKAD mettra à la disposition des familles des relais. D’ailleurs ces relais viennent de subir une session de renforcement de capacités sur les techniques de communication et d’animation. Ces quarante relais formés sont appelés à aider les chefs de familles bénéficiaires à mieux utiliser ces fonds et intrants de façon judicieuse afin qu’aucun détournement d’objectif ne soit fait avec ces appuis. Les bénéficiaires de cette session de renforcement de capacités ont pris l’engagement respecter pleinement leur cahier de charges afin que la famine puisse devenir un vieux souvenir dans la région de Kédougou qui dispose de toutes les ressources (terres fertiles, eau) pour atteindre son autosuffisance alimentaire. Correspondance (Adama Diaby)