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mercredi 16 novembre 2011

Barthélémy Dias àTambacounda :



Après la déportation de Malick Noel Seck, la maison d’arrêt et de correction de Tambacounda est sous haute surveillance.
Ce mardi des jeunes du Pds ont barré la route à Barthélémy Dias(BD) le secrétaire général des jeunesses socialistes, venu rendre visite au camarade Malick Noel Seck.
Des échauffourées ont même éclatées entre la délégation de Barthélémy Dias et les jeunes du Pds pour dénoncer cette attitude du pouvoir.
Adama Diaby (AD) s’est entretenu avec le secrétaire général national des jeunesses socialistes à l’Hôtel Niji de Tambacounda.

AD : Quelles sont les motifs de votre présence à Tambacounda ?
B D : « Je suis venu rendre visite à notre camarade Malick Noel Seck, malheureusement je n’ai pas pu le voir. »
AD :Pourquoi vous n’aviez pas pu le rencontrer ?
B D : « Je suis arrivé vers 13h à Tambacounda, j’ai obtenu mon permis vers 13h et demie. Nous devions aller le rendre visite à la prison à 16 h malheureusement mais des jeunes du Pds sont venus là bas armés pour nous faire la fête. J’ai essayé de leur parler, ils n’ont pas voulu nous entendre, on a été obligé de les corriger. »
AD :Que s’est-il passé par la suite ?
B D :« D’autres mesures de sécurité ont été prises et on nous a rendu nos permis. On nous a fait savoir que pour des raisons de sécurité nous ne pouvions plus accéder à la prison. Ce que nous comprenons
Je tiens à prendre l’opinion nationale à témoin en demandant à la police et à la gendarmerie de faire preuve de responsabilité parce que si on laisse le Pds faire n’importe quoi. Je promets que si nous revenons jeudi tout ce qui est bleu à Tambacounda sera bel et bien corrigé .Le Pds ne détient pas le monopole de la bêtise et de l’idiotie. »
AD :Que pensez- vous du déferrement de Malick Noel Seck à la maison d’arrêt et de correction de Tambacounda ?
B D : « Je rappelle que c’est une déportation, on transfert un détenu ou un groupe de détenus pour des raisons de sécurité ou de population carcérale. Mais quand on extrait un prisonnier politique ou un otage politique en pleine nuit pour le transférer ce n’est pas un transfert proprement dit mais une déportation. Malick Noel Seck a bel et bien été déporté pour des raisons politiques politiciennes, nous le déplorons. »
AD :Comment allez- vous faire libérer Malick Noel Seck ,par quelles stratégies ?
B D : « Comme le régime libéral le considère comme étant un problème politique, nous allons apporter une solution politique.
Nous le faisons maintenant avec tous nos colistiers du M23.
Je profite de l’occasion pour annoncer que d’ici la fin de ce mois de Novembre, il y’ aura une grande manifestation pour la libération de Malick Noel Seck, au-delà de sa personne pour le respect de la constitution parce qu’Abdoulaye Wade ne peut pas se présenter pour un troisième mandat ».
AD :Pourquoi Malick Noel Seck est-il aujourd’hui en prison ?
B D : « Je rappelle une fois de plus que Malick Noel Seck n’est pas parti en prison pour avoir défendu le socialisme.
Malick Noel Seck est en prison pour un combat qui nous est tous commun, le combat que nous portons depuis le 23 juin pour le respect de la constitution.
A ce titre, nous espérons que dans les jours à venir ,nous aurons gain de cause pour l’injustice dont a été victime Malick Noel Seck ».
AD :Est-ce à l’opposition ou aux cinq sages du conseil constitutionnel de valider ou d’invalider la candidature de Me Wade ?
B D : « S’ils se comportent en tant que cinq sages, il n’y aura absolument aucun problème, ça c’est clair et net. Il faut qu’on se comprenne.
A la limite, on parle de droit, ce n’est même plus du droit. Ce n’est que du français, il suffit de lire pour comprendre la constitution, on n’a pas besoin d’être juriste de formation .On veut interpeller le contexte qui a pris forme le 23 juin, l’interpeller sur le plan juridique. Une fois de plus ça n’a rien à voir avec le droit .C’ est du français, si vous lisez la constitution vous comprendrez qu’Abdoulaye Wade ne peut pas se présenter pour un troisième mandat.
Ceci étant dit ,si le conseil constitutionnel décide de faire de la politique à partir de ce moment je reste convaincu que si une assemblée de 150 députés à 90% bleue a reculé devant la pression populaire , ceux ne sont pas cinq sages qui vont vouloir nous endormir. »
AD : L’arrivée d’Ousmane Tanor Dieng était prévue ce mardi 15 novembre 2011 à Tambacounda, pourquoi ce report ?
B D : « Comme vous le savez bien, actualité nationale oblige, nous sommes en plein dans les négociations pour la candidature unique, le parti socialiste est candidat pour cette candidature unique et a pour espoir qu’on trouvera le consensus d’ici quelques jours je dirai même d’ici quelques heures.
Comme annoncé et reporté je vous confirme qu’Ousmane Tanor Dieng, le secrétaire général du parti socialiste sera à Tambacounda ce jeudi 17 novembre, passera la nuit ici et quittera le lendemain.
Il viendra pour soutenir Malick Noel Seck lui rendre-visite, et aussi
l’encourager. Et d’autres d’autres leaders du M 23 sont annoncés à Tambacounda, Alioune Tine, Bara Tall et tous les responsables qui animent ce mouvement. »
A D : « merci de nous avoir accordé cette interview. »
B D : « c’est moi qui vous remercie ».

jeudi 3 novembre 2011

KEDOUGOU : ACCIDENT DE LA CIRCULATION, LA ROUTE FAIT UN MORT





Un camion-toupie a violemment heurté un jeune homme sur le tronçon Khossanto-Kédougou. Cet accident s'est soldé par la mort du jeune homme, le chauffeur est en garde à vue et la gendarmerie a ouvert une enquête.


Ce jeudi 3 Novembre 2011, le sieur T B(anonymat) ne savait pas qu' il avait rendez- vous avec la mort en empruntant l' axe Khossanto-Kédougou.
Il est environ 17h , le soleil dardait ses ultimes rayons, le mouvement des véhicules devenait de plus en plus dense.
De gros nuages de poussière couvraient la route, impossible de voir de plus prés devenant ainsi un véritable calvaire pour les habitants de Mamakono, Khossanto , Massa-Massa entre autres.
Une heure entière ne passe sans qu'un véhicule n'emprunte ce tronçon.
Et ce mouvement massif des voyageurs sur l’axe Khossanto-Kédougou s’est surtout accentué avec l'installation des sociétés minières.
Malgré que la doléance des populations riveraines de cet axe routier poussiéreux pour son bitumage soit encore insatisfaite, ces dernières l'empruntent à leurs risque et péril.
A pieds, en bicyclettes, motos, ou en véhicules de transport en commun, jeunes, vieux, femmes se déplacent sur cette route au gré de leurs préoccupations.
Lors de ces déplacements, le plus souvent certaines normes du code de la route sont violées par la plupart de ces usagers.
Ces violations ont pour noms : le défaut de détention d'assurance ou de permis à conduire, le défaut de port de casque, une compétition déloyale entre véhicules, piétons, motos et vélos pour l’occupation de la route...
A cela s’ajoutent l'état d'ivresse et l'indiscipline avérée de certains conducteurs.
Vivant, le pauvre T B ne savait pas du tout qu'il serait ce jour la preuve de toutes ces conditions qui ont abouti à sa mort accidentelle.
Il a été mortellement heurté par un camion-toupie immatriculé DK 0067AG de l’entreprise CDE évoluant aussi dans le secteur minier.
Le choc a eu lieu juste à environ 500 m à l’entrée du village de Khossanto .Il a été si puissant et si brutal que T B est mort sur le coup.
Aussitôt après, quelques habitants de Khossanto ameutés par le choc se sont rendus sur les lieux de l’accident qui pour essayer d’ identifier la victime, qui pour avoir de quoi alimenter les débats à la place publique..
Le corps sans vie du sieur T B gisait là au coté droit de la route sur une bicyclette qui cache mal la violence du choc.
Couché sur le dos, la victime a la tête sanguinolente enfouie dans le sol du coté de la face droite. Quelques uns de ses bagages (une bouteille de gin à moitié vide soigneusement attachée sur la bicyclette ,un petit sac, un paquet de cigarettes, un képi …) qui ont échappé de justesse au choc sont disposés différemment sur le lieu de l'accident.
Le corps sans vie de T B laisse entrevoir quelques traces de pneus du véhicule impliqué dans cet accident.
Juste près cet incident malheureux, le véhicule en question a été immobilisé à environ 100m plus loin .Les lieux ont été balisés à l’aide de branches d’arbustes faute de panneaux réglementaires.
Très tôt informés, les hommes en bleu de la brigade de gendarmerie de Sabodala se sont rendus sur les lieux pour constater.
Le chauffeur est en garde à vue. Une enquête a été ouverte.
Voilà un accident de plus qui arrache à l’affection de ses proches un être une vie sacrée .La mort de T B servira d’exemple patent à toute personne qui manifesterait des comportements irresponsables et inciviques sur les routes.
Alors prudence, prudence, la vie est si belle pour être banalisée.

dimanche 16 octobre 2011

15 OCTOBRE JOURNEE INTERNATIONALE DE LA FEMME RURALE : KEDOUGOU, CAPITALE DU SUD

Cette année, la journée internationale de la femme rurale a été célébrée sous le thème : « accès des femmes à la terre, et aux facteurs de production ». Actionaid Sénégal a choisi Kédougou pour abriter la célébration de cette journée.
La cérémonie officielle de lancement de cette journée a été présidée par M Mamadou Guèye, adjoint au gouverneur chargé de développement.



A Kédougou, cette journée du 15 octobre 2011 a servi de cadre de retrouvailles et d’échanges entre les femmes des régions de Kédougou, Kolda et Tambacounda autour des difficiles conditions de vie de la femme rurale.
Les maux dont souffre la femme rurale se résument entre autres à un accès difficile à la terre et aux facteurs de production …
Du fait de son analphabétisme chronique, la femme rurale n’est pas impliquée dans les instances et processus de prise de décisions.


Pourtant cette femme « lève- tôt et couche –tard » , demeurant encore la vache laitière du reste de la communauté continue à s’affaisser sous le poids des pesanteurs socio- culturelles.
La brave femme rurale ne baisse jamais les bras face aux différents obstacles de la vie, même si elle continue encore à marcher des dizaines de kilomètres pour exploiter des terres qui ne lui appartient pas ou à la recherche de marchés pour l’écoulement de ses maigres produits.
Ainsi l’association Kédougou Encadrement Orientation aux Droits Humains (KEOH) et Actionaid Sénégal ont permis aux femmes de Bakel, Bala, Koussanar, Vélingara, Tambacounda, de Saraya, et de salémata entre autres de se joindre à leurs sœurs de Kédougou célébrer ensemble la journée internationale de la femme rurale.


Le choix de Kédougou n’est point fortuit :« cette activité entre dans le cadre du plan d’actions d’Actionaid Sénégal dans ses zones d’ intervention comme Kédougou ,Tamba Bakel velingara, les populations sont souvent victimes d’ un accaparement des terres par l’ exploitation des bio- carburants ou des ressources minières , la souveraineté alimentaire ne pourrait être atteint que par la valorisation des exploitations familiales… » a précisé M Khadim Diop coordonnateur d’Actionaid au bureau de Tambacounda et Kédougou.
C’est pourquoi les femmes ont saisi cette journée du 15 Octobre 2011 pour endurcir le combat à travers un plaidoyer.


Par cette même occasion elles ont lu et remis publiquement un mémorandum au gouverneur de la région de Kédougou représenté par son adjoint chargé de développement M Mamadou Guèye.
« Nous femmes rurales du Sénégal réclamons le droit l’ alimentation demandons la sécurisation de nos ressources dont la terre et un accès équitable à la terre et aux moyens de production ,une politique efficace de valorisation des productions agricoles et halieutiques ,un meilleur accès au crédit et aux ressources ,un accès équitable à des semences de qualité, une maitrise des circuits de distribution et de commercialisation de nos produits… présence paritaire dans les instances de prise de décisions ».


Le contenu de cette déclaration justifie l’ampleur des problèmes auxquels est confrontée la femme rurale et la détermination des femmes soutenues par des organisations engagées pour la cause de la femme (KEOH, Actionaid Sénégal) à aller jusqu’ au bout pour obtenir satisfaction.
M Mamadou Guèye adjoint au gouverneur chargé de développement qui a prêté oreilles attentives à la lecture du mémorandum des femmes a laissé entendre :
« L’importance que le chef de l’Etat accorde à la cause de la femme n’est plus à démontrer pour, je serai à vos cotés pour vous écouter, vous encourager et vous apporter tout le soutien moral nécessaire, votre mémorandum est très bien entendu et sera transmis à qui de droit… ».
Il reviendra à la charge pour dire : « Le thème pertinent et actuel eu égards au vécu et des aspirations des femmes dans ces domaines, en dépit des avancées significatives, le niveau d’accès de la femme à la terre et aux autres facteurs de production de n’est souvent pas à la hauteur de sa capacité de mise en mise en œuvre et de rentabilisation…


La réflexion doit être engagée en vu de rétablir l’équité et la justice dans ce domaine … ».
Une exposition des différents produits locaux proposés dans les divers marchés par les femmes, un point de presse et un diner-débat ont mis un terme à cette journée internationale de la femme à Kédougou.








Correspondance (Adama Diaby)

dimanche 2 octobre 2011

KEDOUGOU : DON DE VIVRES AUX SINISTRES DE BOFETO

Ouf de soulagement pour les sinistrés de Boféto dans le département de Saraya,

ils viennent de bénéficier d’une importante quantité de vivres.


C’est un don de M Mamadou Cissé alias «Adji » , président de la chambre de commerce de Kédougou.
Village situé à environ 120km de Kédougou, Boféto est connu pour ses importants gisements de fer en voie d’exploitation. Cette localité de la communauté rurale de Madina Baffé dans le département de Saraya a subi en aout dernier les effets collatéraux des inondations.
Les faits se sont déroulés dans la deuxième quinzaine du mois d’aout dernier quand la pluviométrie enregistrée dans la zone a atteint la barre des 268mm.
Cela a entrainé la crue du fleuve Falémé et de ses différents bras dont le Koyla entrainant des inondations.


« Les dégâts matériels sont importants, beaucoup de champs ont été envahis, et une vingtaine de cases se sont effondrées laissant dans le désarroi une trentaine de sinistrés… » a révélé M Ismaila Niassy adjoint au sous-prefet de Bembou.
Les traces de cette catastrophe naturelle sont encore visibles sur le terrain.
Le koyla, bras de la Falémé qui se situe juste à l’entrée du village de Boféto n’ a pas fini de dire son dernier mot. Il isole encore Boféto du reste de la communauté rurale de Madina Baffé.




Conscient de l’ampleur des dégâts occasionnés par ces inondations, M Mamadou Cissé, le président de la chambre de commerce de Kédougou a apporté son appui à ces sinistrés, ce samedi 1er octobre 2011.
« Nous venons compatir à votre douleur suite à la catastrophe naturelle qui vous a touchée, nous vous apportons de façon symbolique deux tonnes de riz et une demi-tonne de sucre, ayez le courage de surmonter cette épreuve de la vie… » a laissé entendre le généreux donateur.



Il faut dire par ailleurs ,que la cérémonie de réception s’est déroulée en présence des sinistrés, des femmes, des notables de Boféto, de M Baba Niakhasso, président du conseil rural de Madina Baffé ,de M Ismaila Niassy adjoint au sous-prefet de Bembou entre autres…
Ce geste humanitaire du président de la chambre de commerce de Kédougou, par ailleurs président du groupement d’intérêt économique (gie) Alcatras international a été vivement salué.
« Nous vous remercions pour ce geste qui nous va droit au cœur, je rendrai fidèlement compte à la hiérarchie toutes vos actions en faveur des populations si tous les fils de Kédougou faisaient comme vous, les populations ne se plaindront jamais… » a soutenu M Ismaila Niassy adjoint au sous-prefet de Bembou.
Se joignant aux remerciements les jeunes de Boféto ont saisi cette occasion pour formuler encore d’autres doléances au donateur connu pour sa générosité et sa promptitude à la prise en charge des problèmes des jeunes.


Ces doléances tournent principalement autour de l’octroi d’emplois, d’équipements sportifs aux jeunes et à la contribution de son entreprise au désenclavement de Boféto entre autres.
M Baba Niakhasso, le président du conseil rural de Madina-Baffé n’a pas caché sa satisfaction : « nous vous remercions pour votre geste, vous avez été le premier à réagir suite à notre appel de détresse, c’est ça le développement, nos populations vous ouvrent les bras, tout ce que voudrez faire de bien dans la communauté rurale, les portes vous sont ouvertes… » .
M Mamadou Cissé qui a prêté oreille attentive à ces différentes interventions et a promis de trouver des pistes de solutions pour soutenir davantage les populations de Boféto.
Aux dernières nouvelles, les sinistrés ont procédé à la répartition des vivres mis à leur disposition par le généreux donateur.

jeudi 25 août 2011

Kédougou,une région naturellement belle

La saison des pluies à kédougou  ne se caractérise pas seulement par les inondations.
Il existe divers coins fabuleux où l'on peut  se réfugier  pour  se divertir à volonté.
Mais hélas  si nous ne mettons pas en avant la protection de notre environnement toute cette beauté finira par disparaître. Qu'allons nous alors léguer aux générations futures ?
Suivez moi,je vais vous conduire quelque part dans les environs de la commune de kédougou.

lundi 22 août 2011

INONDATIONS AU RENDEZ- VOUS UN DEBUT DE WEEK-END MOUVEMENTE A KEDOUGOU


La commune de Kédougou  a enregistré ces derniers jours d’importantes quantités d’eau,. Les quantités enregistrées ce dimanche ont fait déborder le vase
Bilan plusieurs champs et maisons envahis par la crue du fleuve Gambie.

Ce dimanche 21 Aout 2011, une importante quantité de pluie s’est abattue sur la commune de Kédougou. Toute la journée, la plupart des habitants sont restés barricadés chez eux.  Dans la rue, seuls quelques rares individus vaquaient à leurs occupations sous  la pluie qui n’a pas encore dit son dernier mot.
Ce lundi 22 Aout 2011, les habitants des zones périphériques situées sur les abords du fleuve Gambie  se sont réveillé les pieds dans l’eau.
Leur surprise a été d’ autant plus grande qu’ils ont remarqué que le fleuve Gambie a commencé sa crue habituelle.
Cette crue du fleuve Gambie occasionne toujours des inondations.
Les toutes  dernières inondations  survenues dans la commune de Kédougou  datent de la nuit 17 au 18 septembre 2009.
 Cette année, les inondations se sont  produites ce lundi 22 Aout 2011 donc plus tôt que prévues.
Malgré les nombreux dégâts occasionnés (plusieurs champs et maisons envahis, une bonne dizaine d’habitants délogés) ,les nuages continuent encore à déverser leurs froides larmes sur Kédougou.
Les habitants des zones périphériques situées aux abords du fleuve Gambie ne savent plus à quel saint se vouer.
«  Tout a commencé ce matin lorsque nous avons constaté que l’eau avançait vers nos cases, cela a été si rapide que nous n’avons pas eu le temps de sauver nos bagages… » a laissé entendre larmes aux yeux Mme Kadidiatou Diallo, veuve au quartier Dalaba de Kédougou..
M Hawa Samoura, ménagère  au quartier Dalaba abondera da dans le même sillage
«  Nos cases, notre cuisine et nos toilettes se sont écroulées, nos ustensiles de cuisine ont été emportées par les eaux, nous avions vu partir tout le reste de nos céréales sous les eaux… »
Suite aux  importantes quantités de pluies recueillies ces derniers temps, force est de reconnaitre l’esprit d’anticipation des autorités qui ont su très tôt  donner les consignes nécessaires aux habitants des zones inondables quelques jours avant la crue du fleuve Gambie.
 Il est du devoir de toute bonne volonté et de toute conscience collective de venir en aide aux populations sinistrées qui n’ont jamais  décidées d’être dans cette situation.
Par ailleurs, les chefs de services de l’administration civile et militaire, les groupements de promotion féminine (gpf), la croix rouge, la presse et le reste de la population sont tous mobilisés pour apporter du soutien en cas de besoin.


















Loin de là, les populations de la commune de Kédougou sont loin de retrouver leur quiétude, la pluie continue à s’abattre sur la ville à l’instant même. Les grondements  de tonnerre prolongés rappelant les bombardements de Hiroshima et Nagasaki  deviennent une autre menace.

jeudi 18 août 2011

KEDOUGOU : RELANCE DE LA PRODUCTION COTONNIERE,LA SODEFITEX DECLENCHE « UNE OPERATION COMMANDO » CONTRE LE TRAFIC D’INTRANTS


M  Bachir Diop, le Directeur Général  de la Sodefitex  vient d’effectuer une tournée nationale auprès des coton-culteurs. A Hamadi-Hery dans l’arrondissement de Bandafassi, il a exhorté les producteurs à redoubler d’efforts  dans la production, d’ opter pour une utilisation rationnelle des intrants et surtout de rester vigilants   pour lutter farouchement contre le trafic d’ intrants .

A LA DECOUVERTE DE SES REALITES CACHEES DE KEDOUGOU


Avec ses 16821 kilomètres carrés de superficie, la région de Kédougou présente beaucoup d’atouts sur le plan touristique et culturel. Un atout de taille qui pouvait pourtant être utilisé par les habitants pour booster le développement de la « terre des Hommes ».


Tout visiteur qui se rend à Kédougou pour la première fois se croira dans un autre monde.
Cette localité réputée être l’une des régions les plus chaudes dispose de richesses qui n’existent nulle part ailleurs.
La pluviométrie y est abondante, une copie conforme des conditions géo- physiques de la république sœur de Guinée Conakry.
La configuration du relief montre une succession de collines, de plateaux et de bas-fonds. De tout temps, la vie à proximité des collines ou  sur les plateaux a été un plaisir pour bon nombre d’habitants de cette région naissante. C’est le cas de Dandé dans la communauté rurale de Dindéfello, Iwol, Bandafassi, Dimboli,  entre autres…
Dandé est un village suspendu à prés de 2OO mètres d’altitude au dessus de Dindéfello.
Dandé est un village fondé vers 1941 par deux frères guinéens (Manga Koumaladio Diallo et Manga Yoro Benté Diallo)  originaires de Dougari (Guinée Conakry). Ces deux frères sont arrivés là parce qu’ils fuyaient la dictature coloniale qui leur soutirait de temps à autre des betes de leurs troupeaux. Une fois sur les lieux, des battues furent organisées pour débusquer les animaux sauvages et faire une connaissance du terrain.

C’est au cours de ces battues que des grottes contenant des lits en raphia confectionnés par des Bediks, des peuples foncièrement opposés à l’islamisation que voulait leur imposer Alpha Yaya Diallo.
Ces grottes vont porter le nom d’Alpha Yaya Diallo et le village va prendre le nom de Dandé qui signifie lits au pluriel en pulaar.
Alpha Yaya Diallo était un guerrier peulh guinéen  qui   tira sa renommée des différentes batailles qu’il livrait contre les  peuples animistes pour les obliger à embrasser la religion musulmane.
Une des plus grandes casernes militaires de la Guinée Conakry  a été baptisée camp Alpha Yaya.
Autrefois, les grottes de Dandé, avec ses nombreux compartiments servaient de refuge au guerrier Alpha Yaya et à ses hommes.
Une fois à l’abri des regards, à partir de certaines composantes des roches extraites des parois des grottes, ils  préparaient  de la poudre pour leurs fusils de fabrication artisanale.
Les grottes d’Alpha Yaya de Dandé accueillent  chaque année des  centaines  et des  centaines de visiteurs  qui profitent de ces visites pour se rendre à la  source de la cascade de Dindéfello.
Ces créatures  extraordinaires dépassent largement l’imagination de l’Homme, la surprise qui s’ensuit forge davantage la foi sur l’existence d’une puissance  divine  (Dieu).

Salémata : mariage précoce, quand on compromet le destin d’une jeune fille bassari


Une tournée de sensibilisation a conduit l’équipe de la scofi dans le département de salémata plus précisément à Oubadji (Edalé). Elisabeth Boubane élève en classe va-telle franchir les limites de l’élémentaire
La lutte contre les mariages précoces et le maintien des filles à l’école  constituent et demeurent des priorités pour le comité régional de la scofi de Kédougou.
Juste après être informé du cas Elisabeth Boubane, une délégation de la scofi a effectué le déplacement pour se rendre sur les lieux.
La première étape de cette tournée à consisté à une visite de courtoisie aux autorités administratives du département de salémata.
Ainsi, de la préfecture à l’inspection départementale de l’éducation à la sous préfecture de Dar-Salam, les membres de la délégation de la scofi ont reçu soutien  et recommandations des autorités.
«  nous allons vous soutenir dans ce combat,  il faudrait mettre en avant la prévention par  la mise en œuvre  de campagnes de sensibilisation permanente… » a conseillé M Dame Touré, inspecteur départemental de l’Education de Salémata.
A la suite de cet entretien avec les autorités administratives de Salémata, la délégation de la scofi s’est rendue à Oubadji en compagnie de M Thionta Bonang président du conseil rural d’Oubadji. 
La famille d’Elisabeth vit à Edalé, un petit village situé non loin d’Oubadji au cœur du pays bassari. Le décor de l’habitat est caractérisé par  des maisons sans clôture parsemées çà et là.  Tout prés  de là, une dizaine de ruches sont accrochées au flanc  gauche d’une case soigneusement coiffée .Elle  partage l’espace avec d’autres cases   laissant entre elles un grand vide favorisant une circulation de l’air à volonté.
Une dame coumba Bangar van en main, se tiraillait quelques graines de céréales avec le bétail et la volaille qui l’entouraient, s’affairant ainsi à une de ses taches domestiques quotidiennes.
A  la suite d’une brève présentation de la mission du comité régional de la scofi, les parents de la victime se sont prononcés sur cette affaire.
« ce jour là Elisabeth B, était à l’école lorsqu’un mauritanien est venu demander sa main…, j’ignore comment elle a connu ce maure, à son retour nous avions tenu une réunion de famille pour  nous concerter… » a laissé entendre Mme coumba Bangar la maman de la jeune élève en question.
Elle reviendra à la charge pour ajouter : « comme j’avais divorcé avec son papa qui n’est plus là, le dernier mot m’est revenu, j’ai alors été consentante pour  sceller le mariage entre ma fille Elisabeth et le mauritanien… ».
Ainsi à tour de rôle, les différents membres de la délégation ont de long en large avancé des arguments convaincants pour raisonner les parents d’Elisabeth.
« Même si le mariage est déjà  consommé, la jeune Elisabeth devra poursuivre ses études jusqu’à l’âge de 16 ans, c’est son droit, mesurez les avantages qu’elle pourra bénéficier en poursuivant ses études… » a soutenu Mme Bintou Founé Danfakha présidente du comité régional de la scofi de Kédougou.
Outre cette réunion avec les parents d'Elisabeth,la délégation a profité de cette occasion pour tenir une séance de causerie avec la population d'Oubadji.
Loin de toute considération, les différentes interventions des membres de la délégation ont permis aux participants de comprendre tous les enjeux liées à la  scolarisation et du maintien des filles à l’école.
C’est ce qui a poussé la maman d’Elisabeth à s’engager  dans persuasion de l’époux d’Elisabeth pour lui permettre de poursuivre ses études.
La jeune Elisabeth Boubane a un destin un peu semblable à celui d’Oumou Djiba Diallo
Si celle –ci a  échappé de justesse au mariage précoce et forcé, Elisabeth Boubane s’est laissée entrainer dans les méandres d’une vie conjugale quasi-insupportable.
Cette bataille a été perdue, la guerre continue…
Le mariage précoce a été consommé,  Elisabeth a rejoint le foyer conjugal . Elle  subira d’autres épreuves autres que l’ entrée en sixième et le certificat de fin d’études élémentaires. Son destin a été ainsi compromis .
La scofi compte s’engager aux cotés du projet whebsa et de l’administration pour remporter d’autres  combats pour le bonheur de l’éducation des filles, l’éducation de l’humanité..

KEDOUGOU : LES FEMMES DE THIOKETHIAN AU DEVANT DE LA SCENE


«  Il faut travailler encore travailler, toujours travailler… » Voilà  tout un symbole que les femmes de Thiokéthian  ont fini de s’approprier.
Aujourd’hui cette conviction se matérialise par la réalisation de diverses activités de promotion du développement de leur  village malgré les obstacles rencontrés.

Thiokéthian est un village peulh situé à environ 8 kilomètres au nord- Ouest de Bandafassi  le chef- lieu d’arrondissement.
Dans ce village d’agriculteurs et d’éleveurs, les femmes ont très tôt compris que seule une collectivisation de leurs idées pourrait alléger en partie leur souffrance.
Le premier pas a été la création d’un groupement de promotion féminine.
Mme Salé Diallo la présidente du groupement des femmes de Thiokéthian  s’en réjouie : «  autrefois, nous travaillions en rangs dispersés, ce sont les enseignants  du village qui nous ont  aidé à nous organiser…, maintenant les choses commencent à bouger… ».
Toujours bénéficiant de cet encadrement bénévole, rapproché et désintéressé  des enseignants, le groupement des femmes de Thiokéthian mène chaque année diverses activités socio- économiques.
Ces activités tournent autour du maraichage, de la réalisation de champs collectifs, mais aussi de l’organisation de séances de sensibilisation sur les maladies (IST/ VIH sida  entre autres…).











Cependant, les difficultés  ne manquent pas dans la réalisation de ces activités  rajoute Mme Salé Diallo, la présidente du groupement : «  nous sommes  confrontées à un problème d’eau, de matériels et ’intrants, l’écoulement de nos produits nous rend difficile le travail … ».
Elle reviendra à la charge pour adresser des doléances  au chef de l’Etat et aux bonnes volontés : « nous,  femmes de  Thiokéthian, sommes mobilisées derrière le Président de la République,  et en faveur de toutes ses idées pour le changement de la condition  féminine…, cela suppose aussi une assistance  à  notre groupement …».
Force est de reconnaitre que depuis sa création en 2005,ce groupement n’a jamais reçu  d’appui, ni de subvention de l’Etat …,les membres  de ce groupement se contentent des cotisations des membres pour pouvoir bénéficier annuellement de crédits- campagne auprès d’une institution financière de la place.
De l’avis de M Abdoul khadre Ba  le gérant de cette institution financiere : « les femmes de Thiokéthian constituent un modèle dans la région de kédougou ; elles remboursent toujours leur crédit –campagne à 100% …».
D’où la nécessité de trouver d’autres formules pour soulager ces braves femmes de Thiokéthian qui ont  très tôt épousé les  idées novatrices en matière de promotion féminine  de son excellence Me Abdoulaye Wade  ,le président de la République.